Mes silences se font long, mes mots bien es pa cés, je sais. Mais comme vous pouvez très bien le deviner, l'été me sert de période de découverte et je n'ai eu à vrai dire aucun répis depuis les dernières semaines... Très vite; la période des examens emporta les étudiants dans un tourbillon tout à fait inhumain de matère à ingérer (et pas nécessairement digérée...) ou à organiser sur des pages et des pages de travaux. à partir de la mi-mai, la bibliothèque de l'unif était complètement "saturée" et chaque jour, c'était la course au siège, au coin de table, à la prise électrique, aux dictionnaires, au silence relatif des grands espaces communs scellés sous vide rempli de stress.
Après un premier examen foutrement hardu suivi de panique extrème de peur d'échouer tous mes autres cours, je me suis raisonnée. J'avais 6 examens en 4 jours; normalement, les étudiants belges protestent lorqu'ils ont moins de 2 jours entre leurs évaluations... alors bien sûr que la Québécoise a seulement accepté son horaire oui-oui-merci. Par miracle, la redécouverte du célèbre lâcher-prise qui guidait mon raisonnement il y a de ça quelques années est revenu me bercer et la panique s'est évaporée (ou simplement jetée sur les autres fous). C'est en faisant simplement du mieux que je pouvais, trop tard pour réviser ma "méthode d'apprentissage" ou essayer de changer mon type de mémoire, que j'ai passé à travers la dernière semaine. Des cours absolument passionnants pour la plupart (rapellez-moi de ne plus prendre d'espagnol à l'avenir: je déteste officiellement ça!) et le sentiment d'avoir appris plus que jamais auparavant et avec grand plaisir à part de ça(sauf erreur ci-haut); alors au yiable les résultats! Les profs de l'ULB sont trop savants - comparativement à McGill, ou les évaluations sont plus complètes, ici on peut très bien te sortir juste un mini-sujet couvert 3 heures dans un cours de 36 heures: questions orales à réponse spontanée, en interview intime avec les professeurs. Je vous laisse imaginer... Très exotique pour l'étudiante de croisère que j'ai toujours étée: il y a quand même une limite à apprendre naturellement!
En bref, j'ai réussi 5 de mes 8 cours (dont un cours d'Anthropologie de l'Europe, ou j'ai réussi à avoir un exceptionnel 17/20! Et mon amusant cours de Socio-anthropologie du quotidien, donné par un prof en fait à la retraite qui n’en a absolument rien à foutre d’évaluer fidèlement ses étudiants. Après 15 minutes de discussion à propos du Québec et de Montréal, il me pose 2 questions basiques auxquelles je réponds maladroitement puis me dis « C’était bien agréable discuter avec vous. Je vous donne 15/20 et n’en parlons plus ». Chacun sa folie!). Des crédits ont pris la route du néant avec mes échecs (je peux vous dire qu'après 6 mois d'école, je ne veux plus entendre parler de matière "à examen". J'apprends pour moi, pas pour les reprises d'examens! Surtout pas l'été) Pour ce qui est de mes équivalences, ce sera un combat joué à Montréal: faisant partie d'un système de crédits européens totalement différent de celui de McGill, je dois prouver le poids de mes cours non seulement avec leur descriptif (que je devrai obtenir personnellement des profs en août, parce qu'ils ne sont en fait pas tenus de distribuer des syllabus en début de cours! le bordel...) mais aussi avec tout le matériel que nos avons couvert : ça fait des bagages bien pesant à ramener au QC! Un autre combat qui aura lieu en septembre alors qu'on essayera de trouver à peu près à quel puzzle montréalais correspond mon semestre bruxellois... Espérons que j'aurai des surprises positives; pas du genre à me faire reprendre tous mes cours; brrrrlllll...
Un mois plus tard maintenant, je suis en mode vacances. Je vous parle de ma/mes visite/s très très bientôt (vive les périodes de mise à jour!) : un thème à la fois, si possible.
Groooos bisous de Bruxelles qui a retrouvé son air d’été après un mois de rechute en hiver.
* marianne *
