Saturday, January 13, 2007

Au royaume de la pluie!

Bonjour bonjour!!!

Me voilà officiellement arrivée au royaume de la pluie: la Belgique!!!! La traversée de l'Europe du nord dans l'avion au-dessus d'un ciel complètement gris, dense et mouillé ne suffisait pas : il fallait y goûter, bien sûr…

La route fut assez difficile. Marianne ayant un budget restreint, le billet d'Avion qui me menait de ce côté de l'Atlantique m'envoyait dans le ciel par trois fois, à rebonds à gauche à droite avant d'arriver au centre. Le premier vol sur Chicago : merde, je ne veux pas me lancer dans une critique de la politique américaine sans fondement, mais je vous garanti à titre de témoin que leur obsession de la sécurité dans les aéroport est complètement débile. À commencer par Montréal, ou les States ont une bonne emprise (j'imagine que c'est la même chose dans tous les aéroports du monde, pour les vols en direction de leur terre). Dépassé le contrôle de douane, avant même d'avoir déposé ses bagages, il y a une foule de policier pour contrôler la meute de voyageurs. On sent l'oppression, la nécessité de respirer à souffle retenu. Et les douaniers arrogants… Mais pourquoi sont-ils basés à Montréal? Ce doit être que notre pays est plus sécuritaire! Bref, c'était du vrai délire : j'étais encore chez moi et j'avais l'impression d'être en zone terroriste extrême; surtout quand il faut enlever ses chaussures pour passer le contrôle.

Et avis à tous, l'aéroport de Chicago étant situé tout juste à côté du lac Érié, les aéroport sont toujours chaotiques et on croirait à la fin du monde. Mais il n'en est rien, la seule fin du monde étant d'observer les lumières de nuit d'une banale métropole Américaine couvrir de quadrillé la plaine autrefois fertile. Et comme si ce n'était pas assez, l'aéroport en tant que tel s'est transformé en expérience : il faut comprendre que les Américains, dans leur impertinence, n'ont pas jugé bon de convenablement de diviser l'aéroport en sections voyageurs et accompagnateurs. La foule totale forme un amas d'impatience jusqu'à la vulgaire banderole qui indique le début de la ligne pour passer les contrôles de bagages à main, qui sont bien sûr à aire ouverte… Le résultat, des agents qui crient à qui mieux l'entendre « take off your shoes » alors que d'autres hurlent la larme à l'œil « call me! » et « see you soon ». Ajoutez à cela des messages épeurants passés à l'intercom pour mettre en garde du danger de laisser ses bagages sans surveillance. Ouf! Restez donc au Canada!



De Chicago à Copenhague, j'ai pu dormir la moitié du vol (théoriquement 8h15, mais en fait 7h car on avait le vent dans le dos : oui oui!) , battant ainsi mon record personnel. Devinez mon extase lorsqu'on a eu droit à un éclairci du ciel, au lever du soleil, tout au-dessus de la pointe nord de l'Écosse. L'aéroport de Copenhague sentait le saumon, le caviar et les pierres précieuses. Avec ses planchers tout en bois et ses murs beige-crème, on aurait dit un immense salon tout droit sorti d'un conte ikea. Un bon avant goût du pays, que j'aurai la chance de découvrir quelques jours à mon retour en août.

Alors enfin, le séjour européen duquel j'ai rêvé depuis des années. Il faut savoir que je me sens une terrible attirance pour ce continent, je ne le répèterai jamais assez avec mes mots, ni avec mes actions d'ailleurs. Je me sens ici comme à la maison en fait. ayant essayé à tous prix de ne pas m'imaginer la ville avant d'y toucher, j'ai maintenant les yeux remplis de surprise(s) à chaque coin de rue, à chaque inspiration. Bruxelles est une ville plutôt nordique, et l'architecture ici est vraiment superbe, différent de tout ce que j'avais vu plus au sud auparavant. Vous connaissez mon savoir assez rudimentaire des styles architecturaux, alors disons plutôt que la majorité des bâtiments est construit de petites briques de tous les tons de bruns assez foncé, avec des motifs aux fenêtres et des fioritures aux sommets, comme de la dentelle (oui, brune!hihihi…). Les avenues sont grandes, mais pas trop, créant un entre-deux entre le Vieux-Montréal et Moscou. Ici il y a tram et bus, et la propreté règne. On sent l'équilibre mental des gens, et la pluie ne décourage personne. Il fait aussi chaud ici que durant mes derniers jours au Québec; c'est inhabituel aussi imaginez-vous.

Et plus que tout, les gens sont accueillants et me recoivent les bras grands ouverts. On parle souvent de l'hospitalité des Québécois, mais mes amis je vous annonce que nous avons de la concurrence. En fait, je dois me rendre à l'évidence que nous nous sommes assis sur nos lauriers dans ce domaine et somment ceux qui pourraient peut-être rivaliser d'accueil avec les Belges, mais qui n'y parviennent pas tout à fait. C'est inspirant : les gens m'accostent sans raison dans la rue pour me parler de la pluie et du beau temps, dans le café pour savoir ce que je mijote à mon portable, pour me conseiller sur leur ville. Tout simplement et naturelle. C'est charmant, franchement!

Tout autour ici dans ce café branché de fin de soirée, ça sent la boucane alors que mes oreilles se baignent dans le flot de français et flamand qui placarde les journaux et magasins de la ville entière. Bruxelles est un exemple sans pareil de bilinguisme. Les deux langues officielles y sont respectées, balancées et portées fièrement aussi. Il faut voir tous ces mots écris en double pour le plaisir du touriste et la maman du bruxellois. « Ja » et « oui », tous les raisons sont bonnes pour se laisser tenter par cette langue germanique pas possible. L'allemand aide, mais le reste n'est que non-sens. J'aurai bien la chance d'en reparler au cours des prochains mois.

Bien sur il pleut a tout instant de la journé, le ciel est gris la majorité du temps et ces jours-ci on est en pleine tempête de vent perpétuelle: les parapluies ne servent donc rien qu'à faire des accrobaties. Pour l'instant, je ne m'étendrai pas plus sur cet interminable sujet que sera la vie en Belgique. Le décalage horaire me bercera tôt pour quelques jours de plus et demain, encore la recherche de logement qui m'attend.

J'espère que vous n'avez pas trop froid. Gros becs!

* Marianne *

No comments: